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  • : Reflets d'une vie
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  • : "Je puis vivre seule, si le respect de moi-même et les circonstances m'y obligent ; je ne veux pas vendre mon âme pour acheter le bonheur. J'ai en moi un trésor, infus avec la vie, qui sera ma raison d'exister, si tous les plaisirs de ce monde doivent m'être refusés, ou s'il me faut les obtenir à un prix que je ne puis donner." (Jane Eyre)
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Now and then...

 Citation du moment

« Je conçois de pouvoir regretter ce que j'ai été, sans vouloir pour autant l'effacer. Mais rire, se moquer de ces égarements, se moquer de celle que j'ai été ! Non, cela je le refuse : c'est se trahir soi-même. »


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Watching

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Listening to

Eva - The Complete Compilation


Dernier coup de coeur 

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Obsessions of the moment : Examens. (je ne vous conseille même pas de me chercher en ce moment, ma patience devient très limitée et je vais vite envoyer balader les gens, je le sens fortement.)

 

Writing 

Vivre - L'émeraude et l'argent (chapitre 16, en cours) 

Eva's biography (terminé)

Traces des visiteurs

Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 02:28

-Claude, me demanda soudain la Flamboyante, avez-vous déjà été marié ?

Je mis tellement de temps à réaliser la question qu’elle venait de me poser qu’elle haussa les épaules avec un air narquois. Je crispai le poing, tâchant de maîtriser l’exaspération qui m’envahissait de plus en plus. Je ne lui répondis même pas, me contentant de regarder Esmeralda avec, je crois bien, un brin de désespoir. Elle perçut mon regard, mais je n’eus droit à aucun signe de sa part montrant ses sentiments, qu’ils soient contre ou pour moi. Me retenant de soupirer, je saisis la carte pour continuer à évaluer la route jusqu’à Mayence, espérant que Bune me verrait suffisamment plongé dans cette occupation pour arrêter ses questions dérisoires mais ô combien gênantes. Je ne savais sincèrement pas combien de temps j’allais pouvoir tenir avec cette femme aussi irresponsable et provocatrice. Pourquoi ne s’acharnait-elle pas plus sur Esmeralda ? J’avais l’impression d’être la cible majeure de ses critiques, à chaque fois. Je me maudissais d’avoir accepté sa venue, si on pouvait dire que j’avais vraiment eu le choix. Je ne pouvais même pas dire qu’elle éloignait ou allégeait la tension entre la bohémienne et moi ; elle en rajoutait, par ses moqueries perpétuelles et ses questions sur notre passé. La seule chose positive que je voyais véritablement à sa présence, était qu’Esmeralda lui parlait parfois, qu’elle souriait – rarement, certes- à certaines paroles, et que son regard ne se posait plus aussi souvent sur moi, dans une attitude de défense, ou pour essayer de prévoir comment j’allais réagir. Le reste, j’aurais pu aisément m’en passer. Parfois, Bune s’absentait dans la nuit, ne revenait qu’au matin, et je ne souhaitais absolument pas savoir ce qu’elle faisait alors.

[...]

-Et pourquoi vous appelle-t-elle ainsi ?

-Bune, avec tout le respect que je ne vous dois pas, taisez-vous, dis-je sèchement.

Pour toute réponse, je reçus à la figure la dernière boulette de mie qu’elle avait faite avec son pain. Le regard noir que je lui offris ne fit aucun effet sur son sourire moqueur. Elle haussa les épaules, levant les yeux au ciel, avant de ranger la nourriture qui lui restait, pour ensuite se glisser dans sa couverture, à même le sol, son sac lui servant d’oreiller. Je restai assis, immobile, les secondes s’égrenant dans mon esprit.

-Elle ne s’enfuira pas, vous savez, Claude, finit par dire la Flamboyante, qui s’était mise à m’observer, le feu ne retenant probablement pas assez son attention – il lui fallait quelque chose de vivant à titiller, supposai-je.

-Vous ne savez rien, fis-je, pour couper court à la conversation qui me fatiguait d’avance.

-Elle n’a pas d’argent, Claude. Or, l’or est une donnée essentielle pour survivre ici. Elle n’a pas d’arme. Elle n’a personne pour la protéger. Elle vous déteste peut-être, mais elle a besoin de vous.

[...]

-Qu’est-ce que tu veux ? finis-je par interroger, sachant que vu son caractère, elle ne cesserait pas de lancer des piques de sitôt.

-Vous avez l’âge d’être son père.

-Il n’est pas inhabituel de marier de jeunes filles à des vieillards, fis-je observer avec sécheresse.

-Je dois conclure, d’après le surnom qu’elle vous donne, qu’elle vous considère donc comme un père, mais vous en veut de vouloir être un mari ?

Je portai la main à mon front, retenant un soupir d’exaspération. Je plissai un instant les yeux, avant de tourner la tête vers elle. Elle s’était cette fois davantage tournée vers moi, sa tête sur son sac, ses cheveux blonds tombant en cascade sur son cou et ses épaules ; elle m’évoquait davantage l’attitude d’une enfant qui attendait son histoire avant d’aller dormir. Il y avait une certaine curiosité éveillée dans son regard. Je la contemplai une seconde ; le sérieux dont elle faisait preuve n’avait plus rien à voir avec son attitude habituellement provocante. Mais il en fallait plus que cela pour franchir la barrière que j’avais établi entre le monde et moi.

-Vous ne faites que voyager avec nous, observai-je.

-Et vous embêter autant que possible, ajouta-t-elle avec un sourire mielleux.

-Mêlez-vous de ce qui vous regarde, finis-je par dire.

-Je croyais que vous attachiez beaucoup d’importance à ce que disaient les gens de vous, fit-elle négligemment remarquer.

-Est-ce que je dois aller vous chercher un amant pour qu’enfin vous cessiez de parler, parce que vous serez occupée à autre chose ? m’écriai-je, agacé.

-J’aimerais voir ça ! se mit-elle à rire.

 

.....J'ai réussi à reprendre Vivre, comme quoi, les insomnies servent parfois. Trois pages, c'est pas grand-chose, mais au moins, l'inspiration n'a pas complètement disparu.

Bune me manquait, même si je joue Eva sans cesse sur MFT en ce moment.  

Par Hermelinda - Publié dans : Beauty through broken glass (écriture)
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Commentaires

Merveilleux !!! Ce personnage de Bune m'intrigue vraiment, si énigmatique, si vivante et si... provocante !

La suite, la suite !!! ^_^

 

Commentaire n°1 posté par Clelie le 17/02/2012 à 12h50
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