Ce sont les dernières pages de ma fanfiction sur Lux Aeterna que je ne finirai pas, considérant que je quitte le forum à la rentrée et que j'ignore si je continuerai à écrire. Aux
amateurs de Caleb et Bune : sautez directement au passage "Point de vue de Caleb". (Non, Clara et Alexis, je ne pense pas du tout à vous, si vous passez par ici...)
Point de vue d'Hermione.
1er juillet 2044.
Il m’a répondu ! Moi qui étais sûre qu’il ne le ferait pas ! Il a répondu, il a répondu !
J’ai subtilisé sa lettre à Ari, en disant qu’elle la lirait après moi. Non mais ! En fait, il m’a fallu plusieurs minutes pour l’ouvrir. Encore plus pour la lire. J’avais si peur. De ce qu’il
pourrait dire, de ce qu’il pourrait avoir deviné, malgré toutes mes précautions, du fait qu’il veuille poursuivre cet échange. Ou qu’il ne le désire pas, peut-être. Que je ne veuille pas, dirait
Ari. Au choix. Elle a peut-être raison, comme d’habitude. Même si elle est encore enfantine, un peu dans son monde, ma soeurette n’a quasiment jamais tort. Arianna Weeden, vous êtes la voix de la
raison.
Bon, voilà sa lettre. Je ne m’attendais pas du tout à…comment dit-on ? A ce qu’il ait une telle voix de papier. Je crois qu’il est bien plus âgé que moi. Cela se voit dans la manière de poser ses
mots.
Hermione,
Puis-je déjà passer le « mademoiselle » ? Ta lettre était si amicale.
Merci d’avoir pris la peine et le temps de m’écrire. Peu de gens le feraient à cette époque. Néanmoins, ta missive m’a ravi. Cela fait déjà des années que je corresponds avec différentes
personnes, mais aucune n’a été aussi fraîche et changeante que toi depuis longtemps (excepté ma sœur, mais elle n’est pas ma sœur pour rien). En tout cas, merci encore. Est-ce dans tes habitudes
d’écrire à inconnus ?
Ainsi, nous habitons dans la même ville, toi et moi – je m’attendais à des réponses plus lointaines, à vrai dire. Ton nom ne me dit rien, je ne pense pas t’avoir donc déjà croisée. Eh bien, la
prochaine fois, je regarderais plus attentivement les adolescentes qui se promènent.
Tu me dis que c’est surtout grâce à ta sœur que tu m’écris. Remercie-la de ma part, s’il te plaît. Ç’aurait été dommage de ne pas te lire – toute personne est riche d’intérêt.
Je dois faire assez sérieux, en me relisant. La vérité est que je ne le suis pas, pas trop. Comment me décrit ma sœur ? Un crétin déjanté adorable quand je le veux. Charmant, n’est-ce pas ? Elle
n’a pas sa langue dans sa poche, avec moi. Ta sœur non plus, on dirait.
Comme pour toute première lettre, je ne sais pas réellement quoi écrire. Alors, pose-moi des questions, dis ce qu’il te plaît, je ferai de même.
Petite note au passage : je vis à Philadelphie, mais mon métier (traiteur, pense à moi si besoin) m’oblige à bouger beaucoup. Philadelphie est une ville assez tranquille pour nous autres
cuisiniers. Il est donc possible que je mette un peu de temps à te répondre, et surtout que ce ne soit jamais du même endroit. Ne t’inquiète pas pour tes lettres, ma sœur me les enverra où que je
sois.
Cordialement,
Lazare Hara
QUELQUES DETAILS, MAIS QUI ONT LEUR IMPORTANCE
Quel âge avais-je, à l’époque ? Vingt-et-un ans ? Vingt-et-un ans et je mentais, manipulais déjà. Ma sœur ne vivait déjà plus avec moi, elle tentait sa chance à Chicago en tant que comédienne de
rue. Je ne vivais pas à Philadelphie la plupart du temps, mais à Atlantic City. Je ne m’étais posé dans la ville que pour quatre semaines seulement. Et je te proposais déjà de te rendre service,
pour que tu me donnes la pareille, au cas où. Quel gentleman, n’est-ce pas ? Mais à l’époque, j’étais un peu plus recommandable tout de même. Ma cause n’était pas aussi présente, car à ses débuts
; je voyais encore ma famille. Mais je ne sais pas. J’étais certes moins obscur que je ne le suis aujourd’hui ; mais cela n’est pas une excuse. D’une certaine manière, je me dis que c’est notre
rencontre qui a mis fin à ton innocence. Tes mots étaient si différentes à ce moment-là. Ceux que tu avais, ceux que tu as écrits il y a plus d’un an, n’ont plus la même nuance, la même tonalité.
Tu as changé. Parce que j’étais là. Et j’ai évolué grâce à toi.
Qu’est-ce que j’ai cherché en posant cette annonce ?
Ta lettre en a éclipsé la raison.
Point de vue de Caleb, 2051, alors qu'il est en train de lire le journal d'Hermione et qu'il est dérangé par une invitée surprise.
Non, mais vraiment…quelle plaie. Voilà ce qui me traversait l’esprit. Bune était la fille la plus hallucinante que j’ai connue de toute ma vie. Difficile de faire plus rebelle, plus chaotique et
décalée qu’elle. Une pile ambulante, avec suffisamment d’énergie pour être atomique.
La femme la plus enquiquinante de toute la Terre.
La plus attachante aussi, quand elle le voulait.
Mon premier « Lazare ».
En soupirant, je m’arrachai du canapé et allai jusqu’à sa porte.
-Bune ? demandai-je à haute voix. Tu veux manger quoi ce soir ?
Je n’avais pas cuisiné depuis longtemps. Deux semaines au moins. Ma première drogue : Hermione. Les secondes piqûres : la cuisine et ma cause, en ex aequo.
Elle ne répondit pas. Je poussai la porte, pour trouver la chambre vide. Je souris. Comme la dernière fois, elle s’était trompée de porte. Je faisais demi-tour quand je me figeai soudain. La
dernière fois…
Elle avait pris ses aises dans ma chambre.
Et merde.
Le journal d’Hermione était resté sur mon lit.
Je me suis précipité dans ma chambre. Evidemment, la porte était fermée.
-Bune ! hurlai-je en tambourinant de toutes mes forces. Ouvre !
J’entendis un déclic. Le temps que j’entre, elle était installée dans le fauteuil près du bureau, mon bien le plus précieux à la main. Son regard était à la fois dur et impitoyable. Je la fixai,
restant sans bouger, nos yeux s’affrontant.
Ce fut elle qui rompit le silence.
-Tu m’as dérangée dans ma lecture, dit-elle. Quoiqu’il n’y ait plus grand-chose à la fin.
Je tendis la main, impassible.
-Rends-le-moi, ordonnai-je.
-Nan.
-Je dois te rappeler toutes les armes que j’ai ici ?
Elle secoua la tête, me narguant par son sourire narquois. Je détestais ça. Qu’on se fiche de moi aussi ouvertement. J’avançai d’un pas, elle se releva, s’écartant du fauteuil, le journal
toujours à la main.
-Hermione ne reviendra pas, hein ?
Quelle étrange lueur dans ses yeux. Normal pour une droguée.
-Non, dis-je, tout bas.
Encore plus bas, mon cœur s’est décroché dans ma poitrine.
Elle posa le journal sur mon lit, me contournant, l’air accusateur.
-Qu’est-ce que tu lui as fait ?
-Ca ne te regarde pas.
Ma réponse était tellement automatique.
-Si, car j’aimais beaucoup Hermione. Que lui as-tu fait ?
Je ne répondis rien. Elle se rapprocha d’un bond, me rejetant en arrière de quelques pas. Elle était passée de la froideur et de l’accusation à la rage glacée. Cette même rage que j’imaginais
animer les Bienveillantes lorsqu’elles retrouvaient la trace des criminels.
-Qu’est-ce que tu lui as fait ? répéta-t-elle, furibonde.
Mon regard redevint indifférence, mon air inaccessibilité et hauteur méprisante. Je savais si bien jouer ce jeu, comme tant d’autres. Distance. Impassibilité. Je m’en foutisme, ce « comparé à ce
que je suis, tu ne vaux rien. Je suis la reine des échecs, et tu n’es que le roi. »
-Qu’est-ce que ça peut te faire, Bune ? lançai-je cyniquement. Tu passes ton temps à dire que tu te fous des autres.
Elle me rejeta de nouveau en arrière, plus violemment que je ne l’en aurais cru capable. Je me retrouvai à mon tour assis dans le fauteuil, tout à fait involontairement. Debout, elle me toisait,
avec…avec quoi ? Cette lueur, cette peur, cette haine ?
-On rejoue Mister Hyde, Caleb ? ironisa-t-elle. On échappe aux questions en faisait le cœur de glace ?
-Exact, approuvai-je sans sourire, n’étant plus que lassitude et amusement.
-Monstre.
-Merci.
J’étais la reine des glaces, version masculine. Mon cœur était froid, enfermé depuis trop longtemps dans son cocon gelé, et rien ne pouvait l’atteindre. Je m’en persuadais. La glace avait pris
mon âme également, donc je ne ressentais rien. Ni cœur, ni âme. Ni Dieu, ni maître, excepté moi-même. Avec juste une seule personne capable de réchauffer ce corps qu’elle ne méritait pas, ce cœur
qui restait enfermé dans ses souvenirs d’elle. Aujourd’hui encore, elle devait pleurer, peut-être. Et c’était mon destin de ne plus l’avoir à mes côtés, de n’avoir en face de moi, à la place
d’Hermione, le seul sourire glacial de cette droguée avide de vengeance. Bune m’en avait toujours voulu personnellement.
-Tu l’as tuée ? lâcha-t-elle brusquement.
Encore un battement de cœur douloureux. Avec une bouffée de colère en prime.
Je me suis redressé, brusquement enflammée. Elle recula d’un pas – l’onde de ma rage avait dû l’atteindre.
-Ne m’insulte surtout pas, Bune, l’avertis-je doucement. Je ne peux pas tuer l’amour de ma vie. Alors, ne m’insulte pas.
-Oh, fit-elle.
Je me rassis – je rectifie : je m’effondrai de nouveau, alors qu’elle revenait vers moi. Elle avait la tête d’une gamine à qui on venait d’offrir de l’eau et de la viande en quantité.
-J’ai touché un point sensible, on dirait ?
-Ta gueule, Bune.
-Tu t’es lassé d’elle ? C’était un jouet passager, qui a duré quelques années ? C’était ton record personnel ?
Je fermai les yeux, las. Erreur. Grossière erreur.
-Bune…
-Elle a dû être effondrée. Je l’avais prévenu pourtant, que Hyde était plus fort que Jekyll. Elle refusait de me croire. Tu lui as dit quoi ? Tu n’as rien expliqué, hein ? Tu as juste dit…
Je relevai la tête pour la regarder en face, écumant de rage. Et de remords.
-… « Désolé, j’en ai plus rien à faire de toi, tu peux dégager ? »
Je me redressai, encore.
Je précise que j’essayai, du moins.
Pressentant mon geste, Bune s’était brusquement jetée sur moi, bien plus lourde que je ne l’avais imaginée, et elle me contraignit du coup à rester assis, incapable de bouger.
-Tu fais quoi là, Bune ?
-J’attise les remords, mon cher Hyde.
Elle me fit un clin d’œil, son visage tout proche du mien. Quelle plaie, cette fille. On n’aurait pas dû l’inventer.
-Tu lui as dit quoi, bon sang ? redemanda-t-elle, aussi en colère que moi.
-Notre vie de couple ne te regarde pas.
Elle eut un sourire en coin, levant les yeux au ciel.
-Sa vie de couple. On est un couple quand aucun n’a lâché l’autre.
-Tu es bornée. J’ai encore une jolie bague de fiançailles, Bune.
-Sublime preuve. Garde-la pour la prochaine fille que tu ramèneras, elle tombera peut-être dans le panneau.
-Je suis fiancé, Bune. Fiancé à celle que j’ai choisie.
-Et tu l’as lâché, salaud.
-Non. Je te signale, au passage, que tout salaud que je suis, tu es dans une position inconvenante pour quelqu’un qui n’est pas ton mari.
-Oh, excuse-moi, Juju. Mais je m’en fous, tu n’oseras pas frapper une femme.
Elle me considéra, hautaine.
-Je veux savoir ce qui s’est passé. Hermione n’est pas le genre de fille à qui tu peux faire ça en toute légèreté. C’est la fille la plus gentille du monde. Tu ne la mérites pas.
Ah. Touché.
Mais je ne répondis rien. Son air devint innocent.
-Que pourrais-je faire pour que tu avoues…murmura-t-elle.
Elle m’embrassa.
Ca, je ne l’avais pas vu venir. Mais pas du tout. 40% de probabilité pour qu’elle dise quelque chose, 30% pour qu’elle me gifle, 20% pour qu’elle se relève, 8% pour qu’elle me pique mes
cigarettes, et 2% de probabilité pour un baiser.
Elle s’écarta, satisfaite de son coup qui m’avait laissé sonné.
-Ca marche, tu commences à éprouver du regret ?
Dégoûté, je compris enfin la lueur qui dansait dans ses yeux.
-C’est donc ça que tu voulais, dis-je, lentement. Je pensais que tu n’étais pas comme les autres filles. J’aurais dû m’en douter.
Je la saisis avec douceur par la nuque, brusquement, pour lui renvoyer son baiser. Quand j’en eus finis, je la relâchai sans la moindre tendresse, les yeux flamboyants. Avec répulsion, je
détournai la tête pour cracher à terre, avant de me retourner vers elle.
-Bien. Maintenant que tu as eu ce que tu désirais et que Mister Hyde t’a embrassé comme un dieu, tu vas me faire le plaisir de dégager avant que je ne me mette vraiment en colère, ou tu verras si
je ne suis pas capable de frapper une femme. Je ne suis pas libre Bune, qu’Hermione soit là ou non, et je ne le serai plus jamais.
Sans mot dire, silencieuse, elle se leva et recula de quelques pas. Ne lui adressant pas le moindre regard, je saisis le journal d’Hermione.
-Tu m’excuseras, dis-je. Tu pourras venir manger dans deux heures.
Toujours sans la regarder, je sortis et me retins de courir jusqu’à la salle de bains. J’eus beau me rincer la bouche pendant un quart d’heure, mon malaise persistait. Mes yeux se posèrent sur
les mots d’Hermione.
Celle que j’avais attendu durant toutes mes vies. Grâce à l’intervention de Bune, je commençais seulement à prendre pleinement conscience de ce que j’avais fait, ce que je venais de faire. La
bile me monta aux lèvres, mes pensées divaguant.
Deux personnes…à l’existence brisée…par moi…qu’est-ce que je dois faire…mon cœur est effrayant…quoique…Bune n’a aucun scrupule, elle est complètement cinglée…mais Hermione ? …Etait-elle si
fragile, au point que je la quitte ainsi, pour la protéger ?…Non…Ce n’est pas ce que je m’étais dit auparavant…Bune a raison, je ne pense pas normalement…Non…Ce monde est pourri. Beaucoup
d’hommes le sont, moi y compris. Hermione ne méritait pas que je la contamine…je ne la méritais pas, tout simplement…Et…avec son journal…avec elle…ma cause semblait possible…mais elle…le…le
problème, c’est…la force mentale…juste deux personnes…Non…Bune, Claire, Hélène, Billy, Jon…c’est normal…le prix à payer est lourd…c’est « la vie »…Pourrai-je le supporter ? Dois-je arrêter ?
…Non, je ne dois pas, je suis le seul à avoir ce don et cette conscience…même si cela me fait perdre mes esprits, ou ma vie…quelqu’un doit le faire…Ce monde, le PRD, la discrimination envers les
mutants, ça ne peut pas continuer comme ça…A moins que…quelqu’un d’autre en soit capable ? Mais qui ? Un mutant qui volerait les pouvoirs, qui adhérerait à ma cause ?…Personne n’est assez fort
pour ça…
…
Dans ce cas…je ne peux plus que le faire moi-même…je suis le seul, après tout, je suis le seul à être ce que je suis…le seul à pouvoir faire ça…il n’y a qu’Hermione qui pourrait me faire
reculer…je suis un trickster. Je suis Caleb.
Un monstre véritable.
Et un croyant parfait.
Autres :
Quelques répliques de prévues :
Hermione, à Caleb : Tu peux partir, faire tout ce que tu veux. Mais en le faisant...C’est pas moi que tu veux protéger.
Caleb à Hermione : Pourquoi tu restes avec moi, alors que je suis potentiellement cinglé, dangereux, psychotique ?
Hermione : Parce que je suis heureuse avec toi.
Première rencontre : Dans un café, Hermione et Caleb se rencontrent pour la première fois depuis le début de leur correspondance. Les choses se gâtent
quand Caleb lui annonce qu'il la surveille en prévision des prochaines descentes du PRD. Paniquée, Hermione lui demande de ne pas révéler qu'elle est mutante et refuse de le revoir de quelque
manière que ce soit par la suite.
Le sauvetage : Seule chez elle, Hermione reçoit la visite de Caleb qui la supplie de lui faire confiance et de préparer ses bagages pour quitter la ville
: une voisine dont Hermione a vu la mort quelques jours plus tôt par mégarde l'a dénoncée à la police qui va arriver dans peu de temps. Hermione résiste, puis finit par lui faire confiance.
Lorsqu'ils sortent de l'immeuble, deux policiers sont déjà là et les somment de se rendre. Caleb se fait passer pour le frère d'Hermione et tente d'arranger la situation, mais l'un des policiers
le reconnaît comme "Julian au Sourire Feint", un soi-disant mutant capable d'envoûter les gens. Caleb se prend une balle dans la tête avant de pouvoir faire quoi que ce soit et Hermione se rend,
bouleversée. Finalement, Caleb revient à la vie et profite de l'effet de surprise pour assommer les deux policiers. Il ordonne à Hermione d'aller à sa demeure pendant qu'il s'occupe des deux
inconscients.
Quand la mutante arrive, Caleb la rejoint peu après. Elle lui demande de pouvoir avertir sa famille, mais refuse catégoriquement, annonçant qu'ils vont quitter la ville dès que possible
maintenant qu'ils sont recherchés tous les deux et disant qu'Ari ne craint rien - ce qui nourrit un doute d'Hermione, se demandant si ce n'est pas Caleb qui l'a dénoncée. Prétextant la fatigue de
la bagarre et le boulot qu'il lui reste à faire, il envoie Hermione dans une des chambres de sa demeure. Celle-ci le menace et veut partir, mais Caleb ne cède pas. Finalement, à bout, il
l'enferme dans une chambre en lui intimant de se tenir tranquille. Ils ont néanmoins eu le temps de se dire deux phrases lourdes de sens : "Vous n'êtes pas du tout le grand frère de vos lettres."
"Et tu es certainement la petite soeur la plus chiante que j'ai connue. Je crois que la déception est réciproque."
Premier temps de cohabitation : Le climat d'hostilité du début se noue peu à peu en une relation de frère et soeur.
La première résurrection : Caleb rentre en pleine nuit et réveille Hermione. Paniqué, il lui explique qu'un de ses affaires a mal tourné et qu'une de ses
contacts est mourante. Il lui demande de vérifier si elle va mourir ou non. Hermione le confirme, pendant qu'il se rappelle d'un rêve fait quelque temps auparavant. Après une certaine résistance,
il obtient d'Hermione, qui déteste son don, de revérifier la mort de la mourante - Bune. Mais Hermione voit alors une autre mort, une dizaine d'années plus tard. Caleb comprend que son rêve était
vrai et qu'il peut étendre son pouvoir à d'autres gens. Pris de folie, il accélère la mort de Bune puis la ramène à la vie. Bune ne gardera aucun souvenir de cet incident et ne le saura que des
années plus tard. Elle est la première "Lazare" de Caleb.
La chanson : Hermione trouve l'hymne pour les mutants qu'elle gardera toujours en tête : le chant des marais, écrit pendant la Seconde Guerre
Mondiale.
L'épisode de Noël : Caleb ayant invité sa soeur Hermelinda, comédienne de rue, à passer Noël chez lui, Hermione tente d'inviter sa soeur, sans succès.
Hermelinda se lie vite avec Hermione et lui propose de profiter d'une absence de Caleb pour aller voir Ari à Philadelphie. Hermione se soumet à une séance de déguisement pour éviter qu'on la
reconnaisse : maquillage et habits pour paraître plus âgée et teinture blonde. Arrivées à Philadelphie, Hermione prétend avoir besoin d'aller à la banque. Avant qu'Hermelinda se doute de quoi que
ce soit, la mutante se trouve embarquée droit dans un braquage de ladite banque, où sont également empêtrés son père et Ari. Quand son père tente de désarmer le bandit, elle prévint celui-ci, ce
qui fait qu'au lieu de tuer son père, il l'assomme simplement, évitant la mort qu'elle a vue des années plus tôt. Ari la reconnaissant, elle lui fait signe de ne rien dire ou faire.
A l'extérieur, Hermelinda, paniquée, appelle à l'aide Caleb. Celui-ci invente alors un plan pour sortir tout le monde d'affaire. A l'intérieur, Hermione reçoit un appel de Caleb sur son portable,
qui n'a que le temps de lui dire "aie foi en moi pour ce qui va suivre", avant que le téléphone soit repris par le braqueur. Caleb se fait alors passer pour une personne haut placée et lui dit
qu'Hermione est mutante et peut voir la mort des gens. Il oblige le bandit à faire rentrer Hermelinda, afin de tester ce pouvoir sur elle. Hermione décrit alors la mort d'Hermelinda dans quelques
secondes, qui joue le rôle de sa vie en se jetant sur le braqueur, recevant une balle. Caleb reprend la situation en main, disant qu'il a le pouvoir de contrôler la mort des gens, comme c'était
le cas quelques instants auparavant. Il le somme de libérer les otages s'il ne veut pas mourir dans cinq minutes - demandez confirmation à Hermione. Le bandit obéit ; Hermione sort en emportant
le corps d'Hermelinda et en souriant à Ari. Lorsqu'elle rejoint Caleb, celui-ci ramène sa soeur et les enguirlande ensuite de s'être crues plus malignes que lui.
Le jour de Noël, plus tard, Caleb ordonne à sa soeur de dénoncer une de ses amies mutants pour la forcer à lui demander de l'aide. Hermelinda le considère, puis sort de la maison dans l'instant.
Hermione ne la voit plus jamais ; quant à Caleb, il laisse enfin tomber sa façade de froideur, car c'est à cet instant qu'il comprend que les larmes peuvent encore couler de ses yeux
flamboyants.
La cause de Caleb : Hermione voit en rêve la cause dont Caleb s'occupe tant : il aurait trouvé une mutante capable de manipuler la mémoire, la dualité des
gens ou la subjectivité, nommée Ophelia/Robyn/Coré, capable de changer le visage des mutants face au monde. Malheureusement, elle est dans le coma à l'heure actuelle. Réveillée, Hermione n'y
prête pas d'importance et se dit que c'est aussi fou que la fois où Caleb a menti en disant que sa cause était de devenir le meilleur traiteur des USA pour pouvoir inviter le PRD à manger et les
empoisonner par la même occasion.[/i]
La réunion : Exaspérée des absences de Caleb, Hermione le suit un soir pour trouver son quartier général dans un bar caché derrière une boîte de nuit. Se
faisant passer pour une nouvelle membre du groupe, elle entend quelques rumeurs bizarres sur Caleb dont elle ignore quoi penser. Bune finit par s'apercevoir de sa présence et prévient Caleb, qui
est obligé à cause d'un part de lui accorder une danse avant de la renvoyer pour pouvoir passer aux choses sérieuses.
Conversation entre Bune et Hermione : Bune tente de mettre en garde Hermione que Caleb est dangereux et instable. Elle refuse de la croire envers et
contre tout malgré ses arguments. Puis Bune finit par se rendre compte que Caleb l'observait depuis un moment et lui fait signe de la suivre. Hermione ne revoit plus jamais Bune après cela.
Bune : Qu'est-ce que tu feras, Herm, quand il se sera lassé de toi ? Si jamais il veut te dénoncer, te larguer toute seule en pleine rue ? Qu'est-ce que tu pourras lui faire ? Tu ne pourras
jamais t'opposer à lui. Tu sais pas à qui tu as affaire. Va lui coller une balle dans la tête...Il s'en tape, il meurt pas !
L'adieu : Hermione relate, en dernier évènement du journal intime, le départ de Caleb. Elle lui laisse un mot d'adieu qui se termine par " Trois choses
dont je suis sûre. Mon amour pour Ari, pour toi, Caleb, et une chose sur mon pouvoir. Les gens que je vois mourir m'affectent pour toujours, me suivront toujours, parce que je connais une part de
leur être dont ils ne voudraient pas. Une ultime note de votre narratrice : je suis hantée par les humains". Elle prévoit de partir pour Lux Aeterna.
Caleb, en marge, ajoute : "Je ne t'ai pas abandonnée. Je t'ai toujours promis de revenir. Parce que je sais ce que tu veux dire. Ceux que je ramène sont toujours aussi en moi, je vois leur mort,
leur renaissance, et cette part de mort qu'ils vivent. Une dernière note de votre narrateur : je suis hanté par les humains."
Il y avait d'autres passages, mais ce sont les plus importants...

La seule photo que Caleb a réussi à arracher à Hermione du Noël à Philadelphie.
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